• 66% des Belges font de l’automédication: certains par obligation

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    La Grande Enquête de Solidaris sur les médicaments montre que le Belge est un adepte de l’automédication. C’est le cas de 66,2 % des interrogés. Quand ils ne se sentent pas très bien, ont un rhume ou un état grippal, ils vont d’abord regarder ce qu’ils ont dans leur armoire à pharmacie avant d’aller chez leur médecin. Lors de la précédente enquête en 2014, ils n’étaient que 59,6 % à le faire. C’est donc un pic de 6 points en 5 ans. Ce sont surtout les 18-30 ans qui sont les moins adeptes de cette pratique.

    Si c’est raisonné !

    « L’automédication est une bonne pratique si elle est éclairée », nous confie le docteur Devos, le président du Conseil médical au CHC de Liège. « Pour un certain nombre de médicaments, cela est gérable si le patient a appris au préalable à les utiliser correctement. En cas d’erreur, on peut avoir de graves ennuis de santé. Avec le Dafalgan, par exemple, mon service est déjà intervenu sur de graves intoxications du foie. Il est donc aussi essentiel que le patient respecte les doses conseillées, vérifie qu’il n’y a pas de contre-indication dans son cas et ne donne pas un traitement pour adulte à un enfant ».

    Mais ces chiffres sont révélateurs d’un autre phénomène. « Pour une certaine partie de la population, passer par la case médecin est devenu très complexe. Même s’ils seront remboursés par la suite, ils ne peuvent pas avancer l’argent nécessaire pour la consultation. Si le choix de l’automédication est fait de manière raisonnée chez certains, d’autres le font pour éviter tout bonnement d’aller chez le médecin ou pour reporter la consultation à quelques jours », s’inquiète Pierre Baldewyns, Responsable Service Promotion Santé chez Solidaris.

    En faveur des génériques

    Si l’automédication le vent en poupe, les médicaments génériques aussi. 61,8 % des interrogés assurent qu’il n’y a vraiment pas de différence d’efficacité thérapeutique entre un médicament original et son générique. Soit une hausse de 7 points en 5 ans car ils n’étaient que 55,1 % à le penser en 2014. Malheureusement, contrairement à leurs aînés, on remarque que les 18-30 ans sont les moins sensibilisés à la question. Il en va de même pour les personnes ayant arrêté l’école en primaire.

    « Oui, les 18-30 ans sont les moins sensibilisés mais on remarque une forte évolution entre les deux enquêtes avec 15 points de plus. C’est une très belle évolution », commente Pierre Baldewyns. « On voit aujourd’hui que de plus en plus de médecins prescrivent des génériques. Or, la confiance vient si les médecins en font la promotion et optent pour eux. Par contre, ce qui m’inquiète, c’est écart de confiance selon les niveaux d’étude. Il serait donc utile d’organiser des cours en milieu scolaire sur la sécurité sociale et les différents types de médicaments. »

    Et le nom scientifique ?

    Le générique plaît autant que le nom scientifique. À l’affirmation « Si mon médecin généraliste n’indique que le nom scientifique du médicament (de la molécule) sur l’ordonnance, j’ai confiance que le traitement sera aussi efficace », 47 % acquiescent. 16 % disent ne pas aimer et 37 % ne préfèrent pas se prononcer.

    « Quand on voit les publicités, c’est aujourd’hui totalement à contre-courant. Indiquer le nom scientifique serait donc très positif car le médicament ne serait plus perçu comme une marchandise », affirme Responsable Service Promotion Santé chez Solidaris. « Ce sera toutefois difficile à appliquer car, en plus d’être à contre-courant, ce n’est pas dans les habitudes des médecins et des patients. Ces derniers réclament souvent les médicaments qu’ils ont vus dans des spots publicitaires. Certains patients refusent même le paracétamol jusqu’au moment où on leur explique que c’est la même chose que le Dafalgan. »

  • Intoxication au CO: 855 victimes dont 21 morts en un an (vidéo)

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    En haut de son site internet, le Centre Antipoisons met en garde contre l’intoxication au CO. Une vidéo sur le risque d’intoxication au CO se trouve sur la chaîne YouTube du Centre et peut être visionnée (voir ci-dessous). Notamment parce que les chiffres sont éloquents. Ainsi sur l’année 2018, le Centre Antipoisons a répertorié 371 accidents au CO ayant fait 855 victimes dont 21 décès. Par rapport à 2017, le nombre d’accidents a augmenté de 6 % et le nombre de victimes de 3 %. En 2017, on ne comptait « que » 16 décès.

    Ce qu’on peut en retenir ?

    Les types d’intoxication. 795 sont accidentelles, 47 professionnelles et il y a encore eu 12 tentatives de suicide dont 2 ont été fatales.

    Les causes ? Le nombre d’accidents le plus élevé, soit 56 % est dû à un appareil à combustion dans la maison, 27 % à cause d’un incendie, 8 % à cause de gaz d’échappement. Pour 9 %, il s’agit de causes inconnues ou autres, comme par exemple… 8 accidents par pipe à eaux… En chiffres, cela donne 206 accidents à cause d’un appareil à combustion dans la maison (530 victimes) ; 101 accidents dus à un incendie (210 victimes) ; 31 à cause d’un pot d’échappement (59 victimes).

    Le danger des appareils domestiques. Les appareils individuels de chauffage ou de production d’eau chaude sont responsables d’au moins 155 (75 %) des 206 accidents à l’intérieur d’une habitation. Les appareils de production d’eau chaude sont à eux seuls responsables de 35 % des accidents. Le plus souvent il s’agit d’un chauffe-bain (46). Dans une minorité de cas, il s’agit d’un chauffe-eau de cuisine non raccordé à une cheminée (5).

    Côté chauffage, les chaudières de chauffage central sont responsables de 51 accidents (25 %). 20 accidents sont provoqués par des appareils de chauffage utilisés à l’intérieur d’une maison, sans raccordement à un conduit d’évacuation des gaz brûlés. Comparativement à 2017, le nombre d’accidents dus à un poêle à pétrole a fortement diminué (de 12 à 3).

    Surtout les jeunes

    Les incendies. 101 accidents ayant fait 210 victimes sont dus à un incendie. Comme les victimes d’inhalation de fumée ont souvent une intoxication mixte au CO et au cyanure, on peut se demander si le diagnostic est correct. Nous avons vérifié le taux d’HbCO pour les 210 victimes. Pour 166 victimes (79 %) nous disposons d’un taux d’HbCO dont 159 (96 %) résultats positifs. Le diagnostic d’intoxication au CO est donc confirmé pour au moins 159 (76 %) victimes.

    Les intoxications sont souvent liées à la température. C’est en février et mars, où elles étaient largement inférieures à la normale, que l’on a constaté, en 2018, le plus d’accidents. Les chiffres sont aussi importants en novembre et décembre. On notera enfin que l’âge de la victime nous est connu dans 93 % des cas. Ce sont principalement les jeunes qui ont été touchés par le monoxyde de carbone. 68 % des victimes avaient moins de 50 ans.

    Muriel Sparmont

  • Nouvel uniforme en test à la SNCB

    Nouvel uniforme en test à la SNCB

    Une mise à jour de l’uniforme de la SNCB aura lieu en juin 2020. D’ici là, une phase de test visant à évaluer la qualité et la praticité du nouvel attirail démarre ce lundi. Jusque fin décembre, trente collaborateurs de l’entreprise mettront à l’épreuve les coutures des vêtements mais aussi leur résistance aux intempéries et aux lavages.

    Cette phase de test permettra d’apporter des modifications avant la production finale pour les plus de 4.000 employés de la SNCB. Tout comme l’équipement actuel, le nouvel uniforme sera décliné en deux versions, été et hiver. Il sera cependant bleu foncé et, autre nouveauté, les dames auront le choix de porter une robe, en plus des pantalons et jupe déjà proposés.

    Cet ensemble a été choisi par un jury composé de collaborateurs et usagers des services de la société ferroviaire. La production a été confiée à la société belge Xandres pour une durée de quatre ans, reconductible jusqu’à huit fois pour une période d’un an.

    L’entreprise fait également savoir que les uniformes actuels, vieux de dix ans, seront recyclés.

  • L’Unicef habille Manneken Pis les droits de l’enfant

    L’Unicef habille Manneken Pis les droits de l’enfant
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    Le costume, produit selon des normes éthiques avec des vêtements recyclés, a été dessiné par la marque belge MONA WIE. La référence graphique à la Journée mondiale de l’enfant a été apposée par l’entreprise Pipa Creations. Il s’agit de la 1035e tenue de la garde-robe du Manneken Pis. Elle est composée d’un bob bleu avec le logo d’Unicef, d’un sweat blanc portant l’inscription «World children’s day», d’un pantalon marron et de chaussures beiges.

    Koen Van Bockstal, directeur général d’UNICEF Belgique, a rappelé le principe d’égalité qui sous-tend la convention relative aux droits de l’enfant et qui est au coeur du travail de son organisation. «L’idée qui se trouve au cœur du traité est que tous les enfants, quel que soit l’endroit où ils vivent sur notre planète, doivent pouvoir disposer des mêmes droits. Rien ne pourrait justifier que la vie d’un enfant d’Afrique ou d’Asie ait moins de valeur que celle d’un enfant vivant sous nos latitudes», selon lui.

    A l’issue de la cérémonie, un cortège emmené par les ambassadeurs d’UNICEF Belgique, le chanteur Helmut Lotti et l’athlète Nafissatou Thiam, et encadré par la fanfare du Meyboom s’est rendu jusqu’au Manneken Pis pour le découvrir dans sa nouvelle tenue.

    Une peinture murale de 150 m2 consacrée à l’importance de l’enregistrement à la naissance a de plus été inaugurée à 12h30 place de la Monnaie. Elle représente un garçon et une fille d’Afrique sub-saharienne embarqués sur un avion en papier fait à partir d’un certificat de naissance. Un message indique que 6 enfants de moins de 5 ans sur 10 n’en dispose pas en Afrique sub-saharienne. La peinture met en exergue l’impact de cet enregistrement sur l’accès aux services et aux droits fondamentaux.

  • Double alerte météo ce lundi: jusqu’à 20 cm de neige!

    Double alerte météo ce lundi: jusqu’à 20 cm de neige!
    Captures vidéo RTL

    Il neigera au sud du sillon Sambre-et-Meuse, à une altitude supérieure à 400 mètres. La neige deviendra fondante l’après-midi. À plus basse altitude, la neige fondante tombera, suivie de pluie. Les précipitations seront abondantes dans l’est, avec localement un danger de routes glissantes. Il fera entre 1 et 9 degrés, sous un vent généralement modéré. Les rafales pourront toutefois atteindre les 65 km/h à la mer.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la neige ne se sera pas fait attendre puisque déjà tôt ce matin, une belle couche recouvrait la baraque Michel comme le montrent nos confrères de RTL.

    L’IRM émet un avertissement jaune pour la pluie en provinces de Liège et de Luxembourg à partir de 05h00 lundi, jusque 02h00 mardi. Il émet également des avertissements aux routes glissantes jusque lundi 23h00 : jaune en provinces de Namur et de Luxembourg mais orange en province de Liège. Jusqu’à 20 cm de neige sont attendus dans la province liégeoise au-dessus de 500 m et 8 à 12 cm en province de Luxembourg, aussi au-dessus de 500 m.

    Les estimations attendues

    Les quantités de précipitations prévues entre ce lundi 05h00 et mardi 05h00 sont les suivantes :

    – Province de Limbourg : 25 :/m2 voire localement un peu plus.

    – Province de Liège : 25 :/m2 voire localement un peu plus.

    – Province de Luxembourg : de 20 à localement 25l/m2

    Estimation de l’accumulation de neige ce soir à 21h00 :

    – Province de Liège au-dessus de 500 m : 15 à 20 cm voire localement plus.

    – Province de Luxembourg au-dessus de 500 m : 8 à 12 cm voire localement plus.

    – Province de Namur : principalement de la neige fondante

    Ce soir, le ciel sera encore très nuageux avec des périodes de pluie et des précipitations hivernales sur les hauteurs de l’Ardenne. Cette nuit, des averses suivront à partir de l’ouest mais il fera progressivement plus sec à partir du sud-ouest à l’exception du nord. Dans le sud du pays, de la brume ou du brouillard pourront se former sous les éclaircies. Les minima oscilleront entre -2 degrés en Hautes Fagnes et +6 degrés à la mer. Le vent sera modéré, et à la mer parfois fort puis deviendra faible à modéré d’ouest à sud-ouest.

    Prévisions météo pour la semaine

    Mardi, le ciel sera variable avec quelques averses, surtout dans le nord et l’ouest du pays. De la brume et du brouillard (givrant) persisteront en Haute Belgique. Maxima de 1 à 7 degrés. Vent faible à modéré d’ouest à sud-ouest revenant au sud.

    Mercredi, le temps sera sec avec de larges éclaircies sur la plupart des régions. Maxima de 1 à 6 degrés. Vent faible ou modéré d’est à sud-est.

    Jeudi, une perturbation sur la France se rapprochera de notre pays. Les éclaircies laisseront la place à davantage de nuages. Des nuages bas pourront d’ailleurs limiter la visibilité sur le relief. Temps plus doux avec des maxima de 2 à 10 degrés. La journée, le temps devrait rester sec. La nuit, de faibles pluies seront possibles ici et là.

    Vendredi, quelques éclaircies se partageront le ciel avec des périodes très nuageuses, localement accompagnées d’une faible averse. Maxima jusqu’à 10 degrés.

  • L’Abbaye de Villers aux couleurs de Johnny Hallyday

    Daniel Angeli était le photographe de Johnny Hallyday mais aussi son «
pote
», comme il le dit lui-même.
    Daniel Angeli était le photographe de Johnny Hallyday mais aussi son « pote », comme il le dit lui-même. - Élisa Gabriel

    Depuis ce vendredi 15 novembre, l’Abbaye de Villers-la-Ville arbore un nouveau look aux couleurs du célèbre chanteur de rock Johnny Hallyday. En forme d’hommage, une quarantaine de photos grand format réalisées par le photographe, aussi surnommé « Le roi des Paparazzi », Daniel Angeli sont exposées un peu partout dans les ruines du site touristique, jusqu’au 1er mars.

    « J’ai plusieurs fois eu l’occasion de rencontrer Johnny Hallyday quand je travaillais en tant que journaliste musical et j’étais fan du travail de Daniel Angeli, c’est comme ça que j’ai eu l’idée d’exposer ses photographies ici à l’Abbaye », explique Jean-Claude Gerlache, chargé de communication à l’Abbaye.

    Depuis le décès de cette star du rock français le 5 décembre 2017, de nombreux hommages ont déjà été rendus en France, mais pas en Belgique. Il s’agit donc ici d’une première dans notre pays, presque deux ans après sa mort. « Organiser une exposition photos dans le cadre de l’Abbaye, c’est assez insolite. Je trouve que ça magnifie l’artiste, mais aussi le travail du photographe. C’est une sorte de balade du Rock’n’roll. En plus, c’est une façon de faire découvrir l’Abbaye à ceux qui ne la connaissent pas », ajoute le chargé de communication.

    « C’était avant tout un pote »

    Ce vendredi, à l’occasion du vernissage de cette expo photos, le photographe à l’origine de tous les clichés était présent pour découvrir le rendu final de ce projet, mais également pour partager ses anecdotes et ses souvenirs vécus en compagnie du chanteur. « Pour moi, Johnny c’était avant tout un pote », confie-t-il.

    Durant plus de quinze années, Daniel Angeli et Johnny Hallyday ont bâti une relation bien plus que professionnelle : une amitié remplie de complicité. « Johnny n’était pas facile à photographier, raconte le photographe. Et pourtant, moi je suis arrivé à faire ce que je voulais. J’étais devenu transparent pour lui ».

    C’est en 1997 qu’ils se sont rencontrés. Daniel Angeli devient alors le photographe privé de Johnny Hallyday, mais également son ami. « C’est une rencontre improbable à Gstaad, en Suisse. On s’est connu grâce aux femmes et on s’est quitté à cause des femmes », se remémore le photographe. « Mais jamais je n’aurais pensé que j’allais parcourir 20 ans de sa vie », poursuit-il.

    Et durant toutes ces années, Daniel Angeli a pu faire tout un tas de photos… Pourtant, il a bien fallu faire un choix pour l’exposition de l’Abbaye. « Mes enfants m’ont aidé à choisir celles qui allaient être exposées tellement il y en a. Leur choix s’est fait d’une manière artistique, c’est un regard par les yeux de mes enfants », note Daniel Angeli.

    Au total, ce sont 37 clichés de 180 cm sur 120 cm qui sont disposés un peu partout dans les ruines. Chaque cliché a été choisi pour coller avec le décor. « C’est un cadre peu commun pour une exposition, mais ça me plaît. Et je trouve que ça va bien à Johnny d’être dans une abbaye. Quelques images vont bien avec le lieu. J’espère que de là-haut, il apprécie tout autant que moi », livre Daniel Angeli.

    Il s’agit, en réalité, d’une double expo photos pour Daniel Angeli, puisque d’autres réalisations sont également exposées dans la Cave Romane de l’Abbaye. Quarante photos en noir et blanc qui correspondent à son passé de photographe de stars y sont à découvrir.

    Élisa Gabriel

  • Bruxelles veut taxer les gros véhicules: les SUV dans le viseur

    Bruxelles veut lutter contre la congestion de ses artères.
    Bruxelles veut lutter contre la congestion de ses artères. - Photo News

    Si la fiscalité automobile est régionalisée depuis 2014, c’est à partir du premier janvier 2020 que les fonctionnaires bruxellois prendront la fiscalité automobile en main. Elle est pour le moment toujours traitée par l’administration fiscale fédérale. Pour ce faire, une réflexion globale est en cours entre les cabinets des ministres bruxellois de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen), de l’Environnement, Alain Maron (Ecolo) et des Finances Sven Gatz (OpenVLD).

    Les SUV prennent trop de place

    La réflexion se pose sur deux aspects différents. Au niveau de la taxe de mise en circulation, la Région bruxelloise envisage de mettre en place un système afin de favoriser les voitures les moins polluantes mais également les moins encombrantes. En effet, les voitures de type SUV prennent trop de place en ville et empiètent notamment sur les pistes cyclables. L’idée est donc de mettre en place un système spécial qui inciterait les Bruxellois à opter pour des voitures plus compactes et moins polluantes.

    Instauration d’une taxe kilométrique

    Le deuxième aspect concerne le fait de sortir de la logique de la taxe au forfait concernant la taxe de circulation afin d’aller vers la logique de l’usage. Elle l’avait déjà annoncé, Elke Van den Brandt aimerait instaurer une taxe kilométrique pour l’ensemble du pays. Des négociations sont toujours en cours avec les Régions flamande et wallonne. Mais elle est prête à ne pas attendre les autres régions si celles-ci tergiversent trop.

    « Il y a urgence »

    « À Bruxelles, il y a urgence ; une urgence de pollution de l’air, de sécurité routière et de congestion. Nous allons tout mettre en œuvre pour offrir plus d’alternatives à la voiture personnelle (itinéraires vélo, marche agréable, et transports publics efficaces et agréables) mais nous devons aussi réformer la fiscalité automobile pour poursuivre cet objectif de congestion, de climat et de santé publique. Dès lors, nous devons d’une part, réformer la taxe de mise en circulation pour encourager les voitures les moins polluantes et les moins encombrantes, qui sont plus sûres pour les piétons et plus adaptée à la ville. D’autre part, pour la taxe automobile annuelle, nous devons sortir de la logique du forfait vers un payement à l’usage. L’objectif : que les automobilistes ne payent que quand ils roulent et qu’ils soient dès lors encouragés financièrement, au cas par cas, à utiliser d’autres moyens de transport », commente Elke Van den Brandt sur le sujet.

    Pour le moment, aucun timing précis n’est annoncé pour la mise en place de cette nouvelle taxation automobile.

    Isabelle Anneet

  • Propos scandaleux envers le policier Maxime Pans: 4000€ d’amende

    Maxime Pans est toujours hospitalisé à Liège suite à la fusillade.
    Maxime Pans est toujours hospitalisé à Liège suite à la fusillade. - Montage SP

    La zone de police de Liège s’était constitué partie civile dans ce dossier et attendait impatiemment le jugement du tribunal, qui a donc été rendu ce vendredi 15 novembre. Poursuivi pour calomnie envers un Corps constitué, le Bruxellois de 29 ans a écopé du maximum de la peine d’amende, soit 4.000 euros selon l’article 448 alinéa 2 du code pénal.

    L’auteur condamné.

    Les propos en question.

    Le Chef de Corps de Liège, Christian Beaupère, a salué le jugement rendu ce matin par le tribunal correctionnel de Bruxelles sur les propos tenus par un individu sur les réseaux sociaux le 9 septembre dernier, jour où l’Inspecteur Maxime Pans avait reçu une balle à la tête lors d’une intervention de routine.

    Le chef de corps de la police liégeoise.

    « Les policiers de la Zone de police de Liège et du royaume avaient été particulièrement touchés par les propos immondes, irrespectueux et inadmissibles tenus par l’auteur. Ils se voient ici soutenus par la justice, c’est important car chaque jour, alors que la dangerosité de leur métier augmente, ils sont victimes d’injures dans l’exercice de leurs fonctions que ce soit sur la voie publique ou sur les réseaux sociaux », commente ainsi le grand patron de la police liégeoise.

  • Hollogne: le meurtrier de Jessica Cipolla arrêté en Tunisie

    Vincent Cipolla nous avait reçu chez lui au lendemain du meurtre de sa fille.
    Vincent Cipolla nous avait reçu chez lui au lendemain du meurtre de sa fille. - TVA

    Jessica Cipolla, 29 ans, avait été sauvagement tuée à coups de couteau par son compagnon dans la nuit du 16 au 17 février 2019. La scène s’était déroulée dans la salle de bains de leur domicile, à Grâce-Hollogne. Quelques minutes avant de mourir, Jessica Cipolla avait téléphoné à son papa car le couple venait de se disputer lorsque Abdessattar Hamdi (39) était rentré ivre du café.

    Abdessattar Hamdi et son fils.

    Au téléphone, Vincent avait tout entendu : une dispute, puis un silence et, enfin, les cris glaçants de sa fille, Jessica, qui venait d’être poignardée.

    Il prend la fuite

    Arrivé en catastrophe sur place, Vincent Cipolla avait tenté de rentrer dans la maison alors qu’Abdessattar Hamdi se trouvait à quelques mètres de lui, caché dans la Citroën de Jessica.

    « Je l’ai vu démarrer en trombe », lançait Vincent Cipolla au lendemain des faits. « Il était accompagné de son fils et il a pris la fuite sous mes yeux. »

    Que faisait Jessica avec Hamdi ? « Ils étaient tellement différents », constatait Vincent. « Elle était pétillante, gentille et sympathique avec tout le monde et lui était renfermé, menteur et malsain. Mais voilà, Jessica avait noué une belle relation avec le fils de son compagnon. Le soir même du meurtre, nous avions soupé ensemble. Toute la famille était là. Jessica était venue avec le fils d’Abdessattar mais lui, il n’était pas là. Il avait préféré aller boire un verre. »

    Son fils retrouvé

    La suite, on la connaît. Vincent Cipolla reconduit sa fille chez elle. Abdessattar rentre ivre. Ils se disputent. Jessica est tuée de plusieurs coups de couteau.

    Depuis, Abdessattar était introuvable. Son fils avait été retrouvé, sain et sauf, à Marseille.

    La juge d’instruction avait lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de Hamdi. Elle avait aussi demandé que la justice tunisienne exécute une commission rogatoire afin de le localiser.

    Ce mercredi, le Ministre de l’Intérieur tunisien a annoncé l’arrestation du fugitif. Jeudi, l’information n’avait pas été officialisée par la justice liégeoise qui attendait toujours une confirmation via les canaux officiels.

    Selon le ministère de l’intérieur tunisien, Abdessattar Hamdi aurait été arrêté, par la police criminelle, à la gare routière de Bab Saadoun, une des portes d’entrée de la ville de Tunis.

    Interrogé, il aurait livré quelques éléments relatifs à ses neuf mois de cavale. Il aurait précisé avoir fui la Belgique après les faits et s’être installé à Kasserine, en Tunisie, après avoir rompu tout contact avec ses proches et sa famille. Il se serait ensuite rendu en Algérie avant de revenir en Tunisie.

    Les enquêteurs ont réussi à le localiser. Mercredi, ils ont mis en place un dispositif autour de la gare routière de Bab Saadoun afin de procéder à son interpellation. Il aurait formulé des aveux auprès des enquêteurs.

    Si l’homme interpellé mercredi est bien Abdessattar Hamdi, deux possibilités existent. Généralement, la Tunisie n’extrade pas ses nationaux. Abdessattar Hamdi serait alors jugé en Tunisie. Si la Tunisie décide de faire une exception, le suspect sera soumis à la procédure belge et maintenu en détention préventive jusqu’à la date d’ouverture de son procès.

  • Manifestations prévues pour «l’anniversaire» des gilets jaunes

    Lors d’une manifestation à Montpellier, l’hiver dernier. (AFP)
    Lors d’une manifestation à Montpellier, l’hiver dernier. (AFP)

    Il y a longtemps qu’un week-end de «gilets jaunes» n’avait pas connu autant d’appels à mobilisation: plus de 200 actions, du simple tractage à la manifestation en passant par l’occupation d’un rond-point, ont été programmées tout le week-end selon une liste publiée sur Facebook.

    Dès vendredi matin, une centaine de «gilets jaunes» ont bloqué une usine chimique classée Seveso à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), près de Saint-Nazaire, avant d’être délogés par la police.

    Si une grande incertitude demeure sur le succès de ces appels, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez a reconnu vendredi sur France 2 «un intérêt un peu plus marqué» pour cet anniversaire et évoqué «un dispositif adapté» côté forces de l’ordre.

    Les derniers «actes» des «gilets jaunes» n’ont jamais rassemblé au-delà de quelques milliers de personnes, loin des 282.000 manifestants comptabilisés par les autorités le 17 novembre 2018 lors du samedi inaugural de ce mouvement inédit qui a ébranlé le pouvoir. «Il y aura une mobilisation importante mais pas comme celles que nous avons pu enregistrer en décembre ou janvier au niveau national», estime une source sécuritaire.

    Plusieurs milliers de personnes à Paris

    Selon un sondage Elabe diffusé mercredi, 55% des Français soutiennent ou ont de la sympathie pour la mobilisation, mais 63% ne souhaitent pas qu’elle reprenne.

    A Paris, «plusieurs milliers de personnes» sont attendues, selon la source sécuritaire, qui prévoit également la présence de «200 à 300 ultra-jaunes et de 100 à 200 militants d’ultragauche». «On s’attend à un samedi compliqué» car les «gilets jaunes» se mobilisent «à la dernière minute pour tenter de détourner notre attention et être dans la surprise».

    Le mouvement a été marqué par des scènes de violence inédites lors de manifestations à Paris et en région et par la dénonciation de «violences policières».

    Sur les évènements Facebook, pas de mot d’ordre ni de revendications précises, mais des références à «la fête» et à «l’anniversaire» du mouvement né il y a un an d’une colère contre une taxe sur le carburant avant de se propager à de multiples autres revendications comme la démission d’Emmanuel Macron ou plus de démocratie directe.

    Champs Elysées interdits

    L’événement le plus populaire, baptisé «Acte 53 Gilets Jaunes l’anniversaire sur les Champs-Élysées», réunit plus de 5.000 participants et plus de 6.700 personnes intéressées. La célèbre avenue sera cependant interdite, comme chaque samedi depuis les violences et saccages survenus le 16 mars. Le collectif des «gilets jaunes citoyens», à l’initiative de ce rassemblement, a essuyé un refus de la préfecture de police mais «maintient l’appel», tout en conseillant aux manifestants de «retirer» leurs gilets.

    Opposé aux manifestations déclarées, Eric Drouet, l’un des leaders du mouvement, a appelé dans une vidéo en ligne sur sa page Facebook à une «opération escargot» sur le boulevard périphérique à partir de 10H puis sur les Champs-Elysées à partir de 14H. Le chauffeur routier, qui refuse de se présenter comme un organisateur, a également évoqué l’idée d’un rassemblement à pied «hors de la zone interdite», dans un lieu encore non déterminé, puis de rejoindre l’avenue «sans signes distinctifs, ni gilets jaunes».

    Dans les grandes villes

    Autre figure médiatique, Priscillia Ludosky, accompagnée du militant associatif Faouzi Lellouche et de l’avocat David Libeskind, sera à la tête d’une manifestation déclarée qui partira à 14H de la place d’Italie pour rejoindre la place Franz Liszt, près de la Gare du Nord.

    Ailleurs, des rassemblements sont programmés dans plusieurs grandes villes dont Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Toulouse. Des appels à réinvestir les ronds-points, avec ou sans blocages, ont également été lancés à Besançon, Calais, Colmar, Dole, Dunkerque ou Montpellier.

    Enfin, des barrages au péage de Virsac (Gironde) sur l’A10, saccagé fin novembre 2018, et au niveau de sorties d’autoroutes sur l’A7 dans le Vaucluse ou sur l’A47 dans la Loire ont aussi été annoncés.