Philippeville: des haies arrachées pour élargir une voirie

Philippe Huart regrette surtout un manque de communication sur ce chantier.
Philippe Huart regrette surtout un manque de communication sur ce chantier. - JLP

Deux rues, à proximité du quartier des Terriennes, font l’objet de grands travaux de restauration à Philippeville. Après l’avenue Charles-Quint, c’est au tour de sa voisine, l’avenue de Vauban, d’accueillir les pelleteuses. La rénovation de la voirie, qui comprend la création d’un second trottoir, a débuté mardi. Très vite, les ouvriers chargés d’enlever les énormes souches des arbres préalablement coupés en vue d’élargir la voirie, ont compris que leur tâche ne serait pas simple. Ils ont parfois dû, pour atteindre les impressionnantes racines, creuser large, frôlant avec les propriétés privées ou s’invitant quelque peu dans celles-ci.

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C’est notamment le cas de Patrick Fossion qui, en rentrant chez lui mercredi soir, a constaté que sa haie, en façade, avait été amputée de quelques mètres : « Il n’était pas prévu qu’on touche à ma haie, mais la taille des souches a probablement changé la donne », confie le Philippevillain, pas plus inquiet que ça. « Je suppose que la Commune va restaurer la haie quand les travaux, qui me semblent utiles, seront terminés. »

Patrick Fossion prend son mal en patience.
Patrick Fossion prend son mal en patience. - JLP

Ce qui embête le plus notre interlocuteur, c’est de ne plus avoir ni téléphone, ni TV, ni internet depuis mercredi : « J’espère que c’est momentané, mais ce n’est pas simple à résoudre car les câbles sont pris dans les racines des arbres. »

« J’ai perdu 12 mètres de haie »

Son voisin direct, lui, est moins heureux : la barrière végétale qui séparait son jardin de la route a été totalement arrachée. « Cette haie devait avoir 20 ans et je l’entretenais tout le temps », confie Philippe Huart, qui avoue qu’il était difficile de dire si la haie se trouvait sur son terrain ou sur celui de la commune. « Toujours est-il que j’ai perdu 12 mètres de haie en façade. Je suis soudeur de formation, et plutôt que de replanter une haie qui ne sera pas à hauteur avant longtemps, je pense réaliser une barrière en fer. »

Avant et après...
Avant et après... - D.R.

Ce qui embête davantage ce professeur, c’est le manque de communication des pouvoirs publics sur ce chantier : « Les habitants de l’avenue Charles-Quint, eux, ont reçu un papier informatif dans leur boîte aux lettres, mais pas nous. Nous n’avons pas été prévenus du début des travaux et encore moins que des haies risquaient d’être arrachées. Je peux comprendre qu’il y ait des imprévus, mais quand les plans ne sont plus respectés, on devrait être mis au courant. »

Ce qu’il reste de la haie arrachée devant chez M. Huart.
Ce qu’il reste de la haie arrachée devant chez M. Huart. - JLP

Lors de notre visite sur place, vendredi à midi, les télécommunications étaient toujours défaillantes dans cette rue où Proximus devait poursuivre les réparations entamées voici deux jours. Les riverains se consoleront peut-être en sachant qu’ils bénéficieront, après tous ces travaux, en plus d’une route et de deux trottoirs flambant neufs, d’un système de télécommunications plus rapide et efficace.

J.-L. P.

Vendredi, Janvier 24, 2020 - 17:35

«Tout devrait revenir dans l’ordre dans les plus brefs délais»

L’entrée de l’avenue Vauban, une chaussée à sens unique.
L’entrée de l’avenue Vauban, une chaussée à sens unique. - JLP

Les travaux de rénovation dont bénéficient les avenues Charles-Quint et Vauban s’inscrivent dans le P.I.C. (Plan d’Investissement Communal) et sont donc subsidiés à hauteur de 60 %. Ces chantiers devraient, si tout va bien, être terminés fin mars.

Laetitia Brogniez.

Pour ce qui concerne les désagréments causés aux riverains, Laetitia Brogniez (MR) dit les comprendre : « Les plus gros soucis actuels, ce sont les problèmes de télécommunications », indique l’échevine des Travaux. « L’entreprise en charge du terrassement a pris toutes les précautions nécessaires, mais les câbles sont tellement enchevêtrés dans les racines des arbres qu’il a fallu abattre que c’est extrêmement difficile de ne pas abîmer les connexions. Proximus suit le chantier de près et tout devrait revenir dans l’ordre dans les plus brefs délais. »

Pour ce qui concerne les 12 mètres de barrière végétale arrachés devant le domicile de M. Huart, l’élue libérale est claire : « Pour la haie dont vous parlez, les bornes montraient bien qu’elle se trouvait en terrain communal et non pas sur la propriété de Monsieur, lequel semblait d’ailleurs d’accord sur ce point lors de la dernière réunion de chantier. »

L’échevine des Travaux rappelle que des arbres, avec des racines moins envahissantes, seront plantés pour remplacer les arbres abattus.

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