Blaugies: ils vivent l’Armistice de très près

Blaugies: ils vivent l’Armistice de très près

La famille Bogaert a tissé des liens avec la famille de James. pa.ti.

Le cimetière de Blaugies accueille cinq tombes de soldats britanniques. Depuis quatre ans, le petit-fils d’un des cinq Britanniques enterrés à Blaugies se rend sur la tombe de son grand-père. Suite à un souci de santé, il est absent cette année.

Publié le 11/11 à 17h36

La famille Henaut-Bogaert, qui habite sur la place du village connaît bien ce sujet de sa gracieuse majesté. Elle ne cache pas sa déception de ne pas accueillir le Britannique.

Claudine Bogaert est encore sous l’émotion lorsqu’elle évoque sa première rencontre avec Brian Hilton, le petit-fils de James, décédé à Blaugies le 8 novembre 1918, alors âgé de 42 ans, et enterré avec quatre de ses compatriotes au cimetière de Blaugies.

En 2006, Brian quitte Silsoe dans le Bedfordshire au nord est de Londres. Il veut en savoir plus sur la disparition de son grand-père. Tenace, il a pu retracer le parcours de son aïeul durant la grande guerre, du débarquement à Dunkerque jusqu’aux derniers jours de son existence entre Blaugies et Erquennes. Il a retrouvé la tombe de son aïeul. Les archives militaires anglaises lui ont été une source précieuse pour ses recherches.

Il est donc venu en août 2006 en toute discrétion découvrir le cimetière du village. Le 11 novembre 2006, il participe aux commémorations et est surpris que chez nous l’armistice ne soit pas oublié.

J’avais vu une voiture britannique débarquer dans le village. Cela m’avait intrigué. À l’issue du culte œcuménique en l’église de Blaugies, je me suis approché d’eux et très vite nous avons sympathisé. Après les cérémonies, il est repassé à la maison. On a sorti tout ce qui traînait dans le frigo. ”

Claudine Bogaert, tout en évoquant cette histoire, en a des trémolos dans la voix. Mais finalement, face à ces boucheries humaines que sont les guerres, l’amitié entre les peuples, quels que soient les langues et religions, n’est-ce pas la plus belle des leçons à tirer?