Dour: la prison pour les braqueurs des bijoutiers
![]()
Les époux Miraux avaient vécu un véritable calvaire. (EG)
Affaire rondement menée, suite à la sauvage agression d’un couple de bijoutiers, M. et Mme Miraux, rue Grande à Dour, le lundi 29 mars 2010 à 9h. Ce jeudi, Tarek, Antonio et Mohamed ont été condamnés à 8 ans de réclusion chacun par la cour d’appel de Mons.
Publié le 22/10 à 06h00
Chacun avait bénéficié de mesures de faveur lors de précédents procès pénaux. Et en l’espèce, il faut dire que ces agresseurs-là n’avaient pas fait dans la dentelle, à Dour, en mars dernier.
A l’ouverture de la bijouterie, Tarek et Mohamed sont entrés dans le commerce, vêtus de faux uniformes de policiers. Antonio faisait le guet dehors. A l’intérieur, les faux policiers ont gagné la confiance du commerçant, sous prétexte qu’ils enquêtaient sur un trafic d’or. Mais très vite, ils vont agresser leur interlocuteur, le ligoter au moyen de colsons. Ils s’empareront de son arme pour laquelle il a un port. Et ils grimperont à l’étage, où l’épouse se prépare. Tous les deux vont être molestés, recevoir des coups de taser (pistolet à induction électrique) qui les brûleront au corps. Ils s’empareront d’argent, de bijoux...
Mais au moment de prendre la fuite, c’est la débâcle au-dehors: car un combi de police est passé au mauvais moment, et l’air louche d’Antonio a attiré leur attention. Ni une ni deux: les agresseurs prennent la fuite, s’engouffrent au domicile d’un voisin, dépressif chronique à qui ils ne laissent pas le choix, mais qu’ils ne molestent pas.
Interpellés enfin, les trois agresseurs ont été inculpés de vol avec violence, et placés sous mandat d’arrêt.
Condamnés (déjà) à 8 ans ferme le 12 août, ils ont tous fait appel. Mais la cour d’appel de Mons a confirmé le premier jugement.