Elouges: Annick est une passionnée de moto
publié le 10/10/2010 à 12h52
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Il y a le boulot, la famille, et puis, il y a la moto! C’est ainsi qu’Annick Dequevy, qui vit à Elouges, voit la vie. En cuir, à califourchon sur sa Ducati, elle a su s’imposer en tant que motarde dans un monde, de prime abord, réservé aux hommes, aux vrais...
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Elle n’a besoin de personne en... Ducati!
Eh non, Annick ne roule pas en Harley Davidson comme le fredonne si bien Brigitte Bardot. “ Elles sont trop lentes, les Harley ”, nous dit-elle. D’ailleurs, la dernière fois qu’elle a croisé une Harley, ce fut quelque peu douloureux... Comme elle nous le raconte:
“ Je roulais derrière les Harley, pendant une promenade avec le club. J’en avais marre de rester derrière, ces motos sont vraiment trop lentes, et quand elles freinent on dirait des sapins de Noël avec toutes leurs lumières, confie la motarde. Alors j’ai accéléré et je les ai doublées... Jusqu’à ce que je perde le contrôle de ma moto et que je tombe dans un ravin ”.
Mais ce n’est pas ce petit bobo, ni les deux autres chutes dont elle a été victime sur la route, qui va arrêter ce petit bout de femme.
“ Il faut savoir maîtriser l’engin, savoir se déhancher dans les virages quand il le faut. Et il faut du tempérament pour se mesurer aux dangers de la route à côté des hommes ”.
Du tempérament, ça, elle en a, Annick! Depuis l’âge de 17 ans, elle a toujours su qu’elle roulerait en moto.
“ J’avais demandé à ma maman une moto, elle n’a pas voulu. Elle avait peur que je conduise ce genre d’engin. Elle m’a acheté une mobylette... Du coup, j’empruntais la moto de mon frère ”, nous explique Annick, le regard rieur.
Aujourd’hui, des centaines de kilomètres au compteur et deux enfants plus tard, la motarde donne raison à maman. “ Je n’ai pas envie que mon fils de 19 ans roule à moto, j’ai peur pour lui. Que moi je prenne des risques, ce n’est pas grave, mais que mon fils en prenne, ça non ”, avoue-t-elle. Pourtant, c’est déjà tout un pan de la famille qui a l’habitude du cuir, puisque le compagnon d’Annick, lui aussi, est motard. “ C’est d’ailleurs grâce à notre passion commune que nous nous sommes rencontrés. À l’époque, nous avions voulu créer un petit club de moto à Elouges, c’est là que notre histoire a commencé ”.