Un livre sur le Belvédère de Dour

Claude Duray se passionne pour l’histoire locale.  PA.TI.

Claude Duray se passionne pour l’histoire locale. PA.TI.
    Claude Duray vient d’écrire un livre de 130 pages: “ Dour, le Belvédère ”. Il n’en est pas à son coup d’essai en matière de littérature historique. Depuis qu’il est retraité des Câbleries de Dour, il a déjà écrit plusieurs plaquettes historiques sur sa commune.

    Pa.Ti.

    “ Je suis Dourois, nous confie-t-il d’emblée. L’histoire de ma commune ne me laisse pas indifférent. J’ai donc écrit l’histoire du Belvédère avec passion comme j’ai pu le faire pour d’autres études ”.

    >Comment débute la vie industrielle de ce site ?

    “ En 1834 on y creuse un puits de mine d’une profondeur de 214 mètres. Plus tard on descendra même jusqu’à 488 mètres. C’est le Prince de Ligne qui dans un premier temps crée à Belœil une société pour l’extraction du charbon. Progressivement cette société, fondée à la fin du 18ème siècle, va s’étendre jusque Dour-Elouges. Des centaines de personnes vont donc y travailler mais aucun chiffre exact n’a été publié. Il faut se rendre compte que ce fut à l’époque un grand puits de mine. Il va atteindre son apogée vers 1880 ”.

    >Pourtant très vite ce site va péricliter...

    “ Exact et ce pour trois raisons. Il est limité en expansion. Son puits ne fait que 2,5 mètres de diamètre ce qui est petit et puis il n’y a pas de place pour un deuxième terril ! En 1890 la page est alors tournée et le puits fermé en 1901 ”.

    >Quelle fut la suite ?

    “ En 1903 les frères Cavenaile, René et Georges, rachètent progressivement les terrains. Ce sont des brasseurs. Ils restaurent la tour Malakoff, ils créent un café, un parc. En 1932 on doit y fêter le centenaire du site mais c’est la grande grève et tout est annulé sauf… la fête de la Sainte-Anne, la fête des couturières, et ce grâce à l’autorisation du bourgmestre, des syndicats, et l’accord tacite du commissaire qui fait semblant comme si rien n’allait se passer. En 1936, on construit une piscine qui fit la joie de nombreux Dourois jusque dans les années ’80. Les fêtes, les bals vont se succéder. Même Annie Cordy est venue chanter en 1947 ! ”.

    La suite et plus de détails évidemment dans le livre de Claude Duray, une production de plus de 130 pages illustrées de nombreux dessins et reproductions de photos et cartes postales.