Dour: le Belvédère de Dour enfin bientôt retapé
publié le 29/04/2009 à 06h00
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Oyez! Bonnes gens de Dour et de toute la région! Le site du Belvédère est -enfin!- sauvé! Du moins si l’on en croit la superbe présentation 3D proposée, en lever de rideau du conseil communal dourois, par l’architecte Pierre Vancraenenbroeck.
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On vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent plus connaître. Le site, jouxtant une ancienne brasserie naguère réputée pour ses fêtes de la bière, attirait des familles entières. Surtout en saison, grâce à sa piscine en plein air et ses terrains de tennis.
Acheté en 1967 par le Ministère de l’Education Nationale, la zone récréative connut alors une longue traversée du désert à peine ralentie par l’installation, dans certains de ses bâtiments, de l’internat de l’Athénée Royal. En 1994, la majorité au pouvoir racheta l’endroit et évoqua sa réhabilitation. Mais depuis, les Dourois n’ont rien vu venir... D’où la satisfaction générale à l’idée que, dès la fin de cette année, des travaux de démolition, d’assainissement et de réhabilitation devraient commencer. Première étape d’un chantier débouchant sur la création d’une zone récréative et culturelle aux portes du Parc Naturel des Hauts-Pays. Avec, dans le projet de M. Vancraenenbroeck, quatre courts de tennis, une pataugeoire, un parc, des solariums, un sentier contournant un terril revalorisé et, cerise sur le gâteau, une “ Tour Malakoff ” sauvegardée et reliftée! Coût estimé: 1.245.315 euros, avec un subside actuellement acquis de 605.368 euros.
Si l’opposition se réjouit, comme la majorité, de la résurrection annoncée, elle s’inquiète néanmoins de l’affection future. Et, au nom du PS, Jean Michez propose que la Tour Malakoff et les bâtiments qui lui seront adossés abritent non un café à la rentabilité hypothétique mais...la nouvelle bibliothèque communale. Avec, dans la foulée, la création d’une conciergerie et d’un gîte dans les maisons sauvegardées le long de la rue de France.
Surpris par cette proposition inattendue, le bourgmestre Carlo Di Antonio ne ferme aucune porte. Et adhère même à l’idée de la conciergerie -pour des raisons de sécurité- et du gîte -pour promouvoir le tourisme local-. Mais pour le reste, on réfléchira. L’important restant d’éviter ici ce qui s’est passé, non loin de là, avec la restauration du site dit de Belle-Vue. Toujours inoccupé, de (très) longues années après sa coûteuse rénovation...