Publié le Lundi 4 Novembre 2013 à

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Furlan au bourgmestre de Colfontaine: «agir à la hussarde, ça ne va pas!»

A.D.

Pas de licenciements sans concertation sociale dans les communes : le ministre Furlan a tranché. Il critique la façon d’agir « à la hussarde » du bourgmestre de Colfontaine, Luciano D’Antonio.

P. Furlan exige que les concertations sociales ne soient plus oubliées.

e.g.

P. Furlan exige que les concertations sociales ne soient plus oubliées.

Le ministre des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, a réuni en urgence samedi dernier les organisations syndicales. Au vu des dossiers de licenciements qui se multiplient dans les communes wallonnes, le ministre a décidé de casser toutes les décisions de licenciements économiques prises par les communes sans concertation sociale au préalable.

« Je réaffirme le fait que la circulaire budgétaire ne prévoit pas qu’on licencie le personnel, mais si cela doit malgré tout se faire, il faut que cela soit établi dans les règles de concertation syndicale », insiste P. Furlan. La décision du ministre intervient dans un contexte plus que houleux à Colfontaine. Pour rappel, 32 techniciennes de surface sont licenciées par le collège qui souhaite passer par une entreprise privée, Laurenty. Pour l’instant, suite à la première réunion du groupe de travail syndicats - collège, l’envoi des C4 a été suspendu.

La récente décision de la tutelle satisfait Laurent Dufrasne, permanent CGSP. « Nous l’attendions, mais rien ne s’achève dans notre combat, puisque cette décision annule le dossier et relance toute la procédure. Le groupe de travail mis en place réexamine les pistes, on espère qu’au niveau du collège il y aura une marche arrière et il visualisera les autres solutions. Pour l’instant, ce qui a été arrêté par la tutelle ne fait que reporter le transfert du service vers le privé. Boucler le dossier pour janvier 2014 semble impossible. L’important, c’est que nous sommes à table et nous allons voir comment on peut faire avancer la situation. Aujourd’hui, nos actions ont porté leurs fruits ».

Le message du ministre Furlan est clair : « nous voulons mettre fin aux procédures anarchiques. Certaines de ces décisions sont prises pour des raisons légitimes budgétaires, d’autres se cachent derrière ce prétexte. Dans le dossier de Colfontaine, je pense que cela aura une influence positive. Avec le groupe de travail, je souhaitais que les partenaires sociaux se reparlent. La concertation sociale est une tradition belge et ça marche plutôt bien. Le bourgmestre Luciano D’Antonio n’a pas tort sur tout, mais sa façon d’agir à la hussarde ne va pas. C’est sa méthode qui pose problème. Sur le fond, il ne m’appartient pas de décider. Je lance des procédures pour qu’un dialogue social se fasse. Mon rôle est d’organiser de la transparence ».

À long terme, le ministre promet de trouver d’autres solutions, notamment avec le Comité C qui se réunira pour étudier entre autres les questions de transparence budgétaire vis-à-vis du personnel.

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