Mons-Borinage: deux familles reçoivent leurs armoiries
Rédaction en ligne
M. et Mme Ewbank. (COM)
Un blason, des armoiries... Privilège de la noblesse? Pas du tout, explique Jean-Paul Springael, greffier du conseil d’héraldique. “ Au XVe siècle, tous les paysans avaient leurs armoiries! C’était une sorte de signature, à une époque où la plupart des gens étaient analphabètes. ” Pas besoin d’être anobli, donc. Et on n’en retire aucun avantage. Au contraire, faire enregistrer ses armoiries est aujourd’hui payant (500€).
La nouveauté, c’est cet enregistrement officiel. “ Depuis 1795, les armoiries non nobles n’étaient plus protégées en Belgique. La nouvelle législation permet de les enregistrer. ”
Toute personne physique peut donc se composer un blason (en observant toutefois les règles de l’héraldique) et le faire reconnaître.
La toute première personne à recevoir son diplôme d’armoiries ce samedi est Mme De Jong, veuve du grand philologue Pierre Ruelle. Issu d’un famille très modeste de Pâturages, Pierre Ruelle a fait une brillante carrière académique. Spécialiste du Moyen Âge, il s’intéressait tout naturellement aux armoiries. Son blason comporte le symbole des Pâturageois: le loup.
Edward Ewbank, de Havay, a pour sa part retrouvé les racines de sa famille -et son blason- en Angleterre.






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