Cannes 2012 - "Holy Motors": voyage dans l'imaginaire de Léos Carax avec Kylie Minogue
Au Festival de Cannes, Pierre Germay
Depuis "Mauvais sang" en 1986 et "Les amants du Pont Neuf" en 2001, la réputation sulfureuse de Léos Carax n'est plus à faire. A tel point que plus de vingt ans après, financer son nouveau film relève de l'exploit, les banques refusant d'escompter l'argent malgré tous les contrats dûment signés. D’autant que son cinéma n'est pas vraiment destiné à une programmation télé en prime time.

Belga/AFP
Kylie Minogue et Léos Carax.
Son dernier né est pourtant bien là, à Cannes et en compétition. Holy Motors, c'est le récit de la vie de Monsieur Oscar, un type qui se trimbale toute la journée dans une énorme limousine de stars où il changede visage et d'apparence de rendez-vous en rendez-vous.
En fait, c'est ce Monsieur Oscar qui revisite sa vie, ou les vies qu'il aurait aimés ou rêvés avoir. Bref, chacun y verra ce qu'il a envie d'y voir...
Les clins d'œil au cinéma et les notes d’humour (comme ces tombes du Père Lachaise où le nom du défunt est remplacé par l'intitulé d'un site web!) ne manquent pas.
Comme d'habitude, c'est Denis Lavant, l'acteur fétiche de Carax qui campe ce Monsieur Oscar, personnage de cinéma jouissif. Quant à Léos Carax, il est toujours aussi difficile à cerner. Jugez plutôt.
Vous faites beaucoup de références aux cinéma. Y a-t-il pour vous des cinéastes incontournables?
Léos Carax : "J'ai commencé à faire du cinéma assez jeune. Ce serait trop long de vous les énumérer tous. On dit volontiers que votre cinéma qu’il est réservé à un public très cinéphile. Léos Carax : Peu m'importe que mes films soient vus."







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