Charles Michel: "Oui, aux tribunaux de flagrant délit!"
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Tribunaux des flagrants délits ou peines incompressibles, Charles Michel frappe du poing sur la table. Il est (grand) temps de concrétiser des mesures importantes pour la population qui se trouvent dans l’accord de gouvernement.

Belga
Le président du MR se défend de tout discours populiste, “ car le populisme se nourrit justement des messages convenus ”, ce qu’il qualifie de “ discours politiquement correct mou ”. Et là, le MR se sent parfois bien seul face aux autres partis francophones qu’il place à gauche sur l’échiquier politique.
Le tribunal des flagrants délits est l’une des priorités du MR, “ avec les peines incompressibles, des mesures améliorant la sécurité dans les transports en commun et la chasse aux incivilités. En tant que mandataire communal, je vois que ce sont là des sujets prioritaires pour les gens. Les politiques doivent avoir un discours plus ferme. Il faut mettre fin au sentiment de laxisme. La population le ressent comme une impunité et donc une forme d’injustice. Il faut donner un message clair aux gens ”.
S’il y a du laxisme, c’est alors la faute aux magistrats? “ Non, ni aux policiers, ni aux magistrats. C’est un système qui ne donne pas les moyens aux gens de fonctionner correctement. Il faut se mobiliser là-dessus. ”
Oui, mais on l’a vu avec les gardiens de prison, des moyens financiers, la Belgique n’en a pas tant que ça... “ Il faut être réaliste ”, précise Charles Michel, “ c’est vrai et établir des priorités: on n’a pas l’argent pour tout faire. Il faut une exception budgétaire positive pour la justice. Cela dit, tout n’est pas question que de moyens financiers. Confier à des militaires des tâches de surveillance de bâtiments publics ou de transport des détenus, ça permettrait d’alléger les tâches des policiers et les rendrait plus disponibles sur le terrain. Voilà un exemple de décision qui n’est pas une question de gros sous, mais est plus du ressort de la volonté politique. Et là, je n’en entends plus parler ”.
>Dans son interview, le patron du MR aborde aussi le chômage et les salaires, ainsi que l’immigration ou les économies à réaliser d’ici 2015. A lire dans votre journal de ce lundi.






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