65e Festival de Cannes (du 16 au 27 mai): de valeureux liégeois à Cannes
Festival de Cannes, Pierre Germay.
Bouli Lanners. Photonews.
Cette édition 2012 du Festival de Cannes sera-t-elle aussi prolifique pour le cinéma liégeois, et plus généralement, pour le cinéma belge ?
Si les frères Dardenne n’auront aucun film en sélection officielle comme réalisateurs, ils en auront trois coproduits par leur société Les films du fleuve. Ainsi, en compétition, il y aura tout d’abord « De rouille et d’os » de Jacques Audiard avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts, récent Magritte du meilleur comédien, révélé par le film flamand « Tête de bœuf » (et dont la grand-mère est liégeoise !).
Il y aura aussi « The Angel’s Share » de l’anglais Ken Loach dont le cinéma dit social a souvent été comparé à celui des frères. Et enfin « Beyond the Hills » de Cristian Mungiu, le réalisateur roumain palme d’or en 2007 avec « 4 mois, 3 semaines, 2 jours ».
En outre, Jean-Pierre Dardenne présidera le jury de la Cinéfondation (compétition destinée à aider de nouveaux cinéastes du monde entier).
Comme les frères Dardenne, Bouli Lanners sera également à Cannes sous une autre casquette que celle de réalisateur. Le cinéaste liégeois sera acteur à l’affiche de deux films retenus en sélection officielle : dans « De rouille et d’os », d’Audiard (en compétition), et dans « Le grand soir », de Kervern et Delépine, les auteurs des Guignols de l’info et de Groland sur Canal +, mais aussi réalisateurs il y a deux ans de « Mammouth » (à la section Un certain Regard).
Enfin, un petit nouveau pousse le bout de son nez à la sélection parallèle de la Semaine de la critique : il s’agit du Liégeois David Lambert (originaire des Ardennes). Il y présentera son premier long métrage, « Hors les murs », l’histoire d’amour homosexuelle entre deux musiciens.
Bonne chance à tous ces valeureux Liégeois qui croiseront peut-être quelques compatriotes. Ainsi Emilie Dequenne à l’affiche de « A perdre la raison » de Joachim Lafosse, l’adaptation de l’affaire Lhermitte ; Benoît Poelvoorde en punk, crâne rasé et crête rouge sur la tête ( !), à l’affiche du « Grand soir » de ses potes Gustave Kervern et Benoît Delépine (à Un certain Regard) ; ou encore Jérémie Renier en prêtre altermondialiste débarquant dans les bidonvilles de Buenos Aires à l’affiche de « Elefante blanco », de l’Argentin Pablo Trapero (également dans la section Un certain Regard).
Sans oublier Stéphane Aubier et Vincent Patar, les réalisateurs de « Panique au Village », qui seront à l’affiche de la 44e Quinzaine des Réalisateurs, avec le film d’animation « Ernest et Célestine ».
Bon vent à tous.









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