En mettant en sommeil ses aciéries européennes, ArcelorMittal a engrangé plus d'un milliard d'euros
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Entre 2005 et 2010, ArcelorMittal a économisé 156 millions de tonnes de quotas d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) grâce à la mise en sommeil de plusieurs de ses installations en Europe. Soit un gain potentiel de 1,1 milliard d’euros.
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“ArcelorMittal est aujourd’hui l’entreprise qui affiche, et de très loin, les plus gros excédents de quotas de CO2 en Europe”, affirme Cedric Bleuez, directeur de Carbon Market Data dans une analyse effectuée par le journal Le Monde.
Mettre ses aciéries européennes en sommeil permet au géant de la sidérurgie d’engranger des quotas de CO2 qu’il peut alors revendre à d’autres entreprises qui elles ont dépassé leurs propres quotas. Un opération juteuse puisque les 156 millions de tonnes de CO2 non produites entre 2005 et 2010 représentent une valeur potentielle de 1,1 milliard d’euros.
En 2011, ArcelorMittal a cédé pour 93 millions de dollars de quotas de CO2 sur le marché BlueNext, où s’échangent les droits à polluer. En 2010, son gain sur ce marché s’était monté à 140 millions de dollars.
Car, jusqu’ici, les règles de ces quotas de CO2 établie par l’Union européenne ne permettaient pas de réduire l’allocation gratuite de droits à polluer en cas de baisse d’activité. Seul l’arrêt définitif d’une installation était pris en compte.
Ayant décelé cette faille du système, ArcelorMittal ne s’est apparemment pas privé d’en tirer profit.






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