Mons: Mohamed Ben Moussa désigne sa compagne comme l'auteur du meurtre
Rédaction en ligne
Belga
Marie-Anne Somville, 49 ans, est accusée de non-assistance à personne en danger. Voisine de Michel Volbout, elle entretenait une liaison tumultueuse avec Mohamed Ben Moussa qu’elle hébergeait chez elle au moment des faits.
Interrogé par le président sur les faits, l’accusé a expliqué que Marie-Anne Someville lui avait monté la tête contre Michel Volbout, en arguant du fait que ce dernier le traitait de ‘sale arabe et l’accusait de vol’. “Je ne voulais pas descendre chez lui mais elle m’a forcé. Quand je suis entré, il s’est jeté sur moi avec un couteau” a déclaré Mohamed Ben Moussa. Ce dernier qui affirmait jusqu’à présent n’avoir donné que deux claques, reconnaît aujourd’hui avoir porté des coups de poing, des claques et des coups de pieds. “Puis je me suis calmé. Il n’y avait pas de sang quand je suis remonté dormir”, soutient l’accusé.
Mohamed Ben Moussa désigne Marie-Anne Someville comme l’auteur du meurtre. D’après lui, ce serait elle qui, pour se venger de faits de pédophilie qu’auraient commis la victime envers sa fille, l’aurait tabassé à mort.
Me Jean-Philippe Mayence, avocat de Mohamed Ben Moussa, s’est dit outré par ce système de défense qu’il qualifie de nouveau scénario invraisemblable. Pierre Huet, conseil de Marie-Anne Somville a rappelé que depuis le début de l’enquête, Mohamed Ben Moussa n’avait de cesse d’enfoncer sa cliente alors que tous les éléments démontrent qu’elle n’a pas pris part au passage à tabac de la victime.
Marie-Anne Somville donne en effet une toute autre explication.
D’après elle, si tous deux se sont rendus chez son voisin c’était parce que Mohamed Ben Moussa n’avait pas supporté une plainte de Michel Volbout contre lui pour vol. L’accusé aurait forcé la porte puis se serait immédiatement précipité sur la victime pour la frapper.
Marie-Anne Somville affirme n’avoir jamais vu le couteau auquel Mohamed Ben Moussa fait allusion et confirme avoir assisté à la scène sans oser intervenir.
A la question de savoir pourquoi lorsqu’elle était remontée à son appartement chercher une cigarette elle n’avait pas appelé les secours, Marie-Anne Someville a expliqué qu’à ce moment là, la scène n’en n’était qu’au stade d’une bagarre. “Quand je suis redescendue, il frappait toujours. J’espérais que quelqu’un allait venir parce que j’ai une frousse bleue de Ben Moussa”, a encore répondu Marie-Anne Somville.
Lundi après-midi, la cour entendra les inspecteurs en charge de l’enquête.


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