En Belgique, le prix des maisons est surévalué presque autant qu'à Hong Kong
Belga
(V.R.)
La Belgique se trouve dans le top 3 des pays qui ont les marchés de l’immobilier les plus surévalués, après Singapour (60 %) et Hong Kong (58 %).
Bart Van Craeynest, économiste en chef chez Petercam, a souligné que des études avaient déjà montré par le passé que les prix de l’immobilier étaient trop élevés en Belgique. “ Tout le monde constate cela. La Deutsche Bank ou le FMI ont déjà averti qu’il y avait une surévaluation des prix. Ils se basent sur les revenus, l’évolution des taux et l’évolution de la population pour en venir à ces conclusions ”, explique-t-il.
M. Van Craeynest se garde pourtant de donner un chiffre précis sur cette surévaluation. En effet, The Economist table sur une surévaluation de 56 % tandis que d’autres études l’estiment à 20 % environ.
Cette évolution est, selon l’économiste, la conséquence de la baisse des taux d’emprunt sur de longues années. “ Dès lors, la capacité d’emprunt a augmenté. Si les gens peuvent emprunter plus, alors ils le font ”, explique M. Van Craeynest.
Il s’attend à une correction, tôt ou tard. Toutefois, les conséquences ne devraient pas être aussi dramatiques qu’en Espagne. La Belgique n’a pas un secteur de la construction qui a grossi de manière exponentielle comme en Espagne et une crise de l’immobilier aurait donc un effet moindre sur l’économie. Par ailleurs, le marché hypothécaire en Belgique est encore en bonne santé.
“ L’évolution des taux sera cruciale. S’ils devaient augmenter soudainement, cela pourrait causer un choc. Il est nécessaire aussi que les prix des maisons arrêtent d’augmenter au rythme de ces dernières années. Plus forte sera la croissance, plus douloureuse sera la chute ”, avertit l’économiste.






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