Publié le Mercredi 28 Mars 2012 à

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Assises d'Arlon: pour les "psys" Grégory Bryssens a été pris d'une "rage narcissique" (LIVE)

Rédaction en ligne

Troisième jour du procès de Grégory Bryssens (23) aux assises du Luxembourg à Arlon. Plus les jours passent plus le portrait de l’accusé est flatteur et celui de la victime noir. Grégory avait étranglé Cathy Jal, le 22 juillet 2010 à Muno. Il nie l’intention de tuer.

L’avocat général, Sarah Pollet, soutient la thèse du meurtre.

L’avocat général, Sarah Pollet, soutient la thèse du meurtre.

Les psychiatre et psychologues ont été entendus. Ils ont confirmé ce que l’on comprend de plus en plus au fil des auditions des témoins: Grégory Bryssens était à bout face aux comportements de Cathy Jal (31 ans) qui piquait des crises d’hystérie -sans doute en raison des viols dont elle a été victime dans sa jeunesse-. Elle buvait, se droguait et dès qu’il partait travailler, elle recevait des hommes à la maison pour faire la fête. “ Cela entrait comme dans un essaim d’abeilles ” a confirmé un témoin.

D’autres ont été jusqu’à dire qu’elle mettait du Martini dans le biberon de leur enfant pour l’endormir.

C’est pour cet enfant, Anthony (4 ans aujourd’hui), que Grégory restait.

Mais il était à bout et a accumulé les frustrations. Pour le psychiatre, au moment des faits, lorsque Cathy lui a dit qu’il n’avait jamais rien fait pour eux et qu’Anthony n’était pas son fils, Grégory est passé à l’acte en raison d’une “ rage narcissique ”. Ce fut comme “ un coup de tonnerre dans un ciel serein ”.

Le psychiatre a expliqué qu’il ne pouvait dire combien de temps un tel état -dont on peut ne pas se souvenir ensuite- peut durer. Car, les légistes ont dit qu’il avait fallu serrer la gorge pendant trois minutes pour arriver au décès de Cathy Jal.

Sur base de cette rage narcissique, la défense (Me Amrani) a déjà dit qu’elle plaiderait, à titre principal, la contrainte irrésistible. Si elle est admise, elle entraîne l’acquittement...

La défense fera aussi poser les questions de la provocation et celle des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Dans ces deux cas, le maximum est de cinq ans de prison et le sursis est possible.

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