Charleroi: les prostituées déplacées rue des Rivages ne se sentent pas en sécurité et perdent des clients
Rédaction en ligne
(TH.PORTIER)
“ En journée, ce n’est déjà pas très folichon: nous perdons beaucoup de clients, ici rue des Rivages. Mais en soirée, c’est encore moins drôle. Nous sommes dans un secteur où il n’y a pas de lumière, où il n’y a personne autour de nous. Ce n’est pas comme quand nous étions du côté de la place Rucloux ”, confie une femme, prostituée de son état et soucieuse, malgré tout, de respecter le nouveau règlement de police, en vigueur depuis juillet dernier.
C’est que, depuis ce lundi, la phase répressive est d’application pour toutes les filles surprises en dehors du secteur maintenant défini.
Mais la rue des Rivages ne fait pas la joie des filles de ce nom. “ Personne ne nous voit, ici ”, confie Nadège. “ L’autre jour, nous avons vu un homme, nu au volant, qui prenait son plaisir à nous regarder! ”
“ Nous risquons au minimum une amende de 250 euros si nous ne nous trouvons pas dans le périmètre imparti ”, confie Anaïs, une des filles croisées rue des Rivages.
La première amende monte à 250 euros, soit le prix moyen de cinq passes d’affilée. Mais cette peine peut s’assortir de 12 heures de privation de liberté.
Un premier bilan sera effectué à l’approche de la rentrée scolaire.





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