Publié le Mercredi 13 Septembre 2017 à

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Mons: le centre-ville sous haute sécurité à cause du procès motards (photos et vidéos)

Photos V.P./G.M. et vidéos V.P.

C’est ce mercredi que s’ouvre, au tribunal correctionnel de Mons, le procès de 29 prévenus issus de deux gangs de motards ennemis : « Hell’s Angels » et le groupe dissident « No Surrender ». Ils sont notamment poursuivis pour tentative de meurtre, trafic d’armes et participation à une organisation criminelle.


Photos LJ et GM/ photos et vidéos VP

Photos LJ et GM/ photos et vidéos VP

Pour éviter tout risque de débordement, la sécurité est renforcée. Les véhicules et les agents de police sont déjà nombreux dans le centre-ville et dans la rue de Nimy, rue du tribunal.

«  Il y a deux dossiers différents. L’un avec 13 prévenus et l’autre avec 16. Car les faits ont été commis à des dates différentes et les intervenants ne sont pas les mêmes d’un dossier à l’autre, sauf trois. Les prévenus font partie des Hell’s Angels et des No Surrender, un groupe dissident des Hell’s Angels  », précise le procureur du Roi de Mons, Christian Henry.

Parmi les infractions poursuivies : une tentative de meurtre. Celle-ci a eu lieu à Colfontaine le 21 novembre 2016. Cette nuit-là, des coups de feu avaient été tirés en direction d’une façade à Wasmes, rue des Brasseries, avec un fusil-mitrailleur selon le parquet. Il n’y avait pas eu de blessé.

Les deux bandes de motards ne s’apprécient vraiment pas... Les mesures de sécurité au sein et en dehors du tribunal ont donc été renforcées. Il fallait passer 4 checkpoints avant d'atteindre la salle d'audience. La police avait prévu des fouilles corporelles, la fouille des sacs, un détecteur de métal à l’entrée du tribunal, des contrôles d’identité. Même les avocats étaient fouillés. La salle des pas perdus, d’habitude si active, était très calme, uniquement remplie de policiers lourdement armés.

Vers 9 h 30, les détenus entrent au compte goutte dans le box de la salle habituellement destinée aux cours d’assises. Les prévenus sont entourés de policiers encagoulés qui observent la salle où est assis le public.

Dehors règne une ambiance électrique. L’autopompe est prête à intervenir sur le parking. Un hélicoptère survole le palais de justice pendant que les fourgons acheminent les détenus par la rue des quatre fils aymon, bloquee pour la circonstance. Jean-Marc Ruchard préside la chambre à trois juges. Le ministère public est représenté par Ms Henry, Procureur du roi, et Moinil.

Malheureusement, dès le début du procès, des problèmes de procédure sont soulevés. L’audience est suspendue jusqu’à 11 heures ! Les problèmes de procédure ont été soulevés par les avocats de la défense Mes Discepoli et Bouchat.

Le procès concerne deux dossiers. L’un implique 13 prévenus dont 6 détenus de la bande des No surrenders. Il comporte des préventions de trafic d’armes et de tentative d’assassinat. Ce dossier, qui reprend les faits les plus récents de 2015 et 2016, ne pose pas de problème. Le second dossier concerne les Hells angels. Ce sont des faits plus anciens de 2011, 2012.

L'ordonnance de renvoi est toujours susceptible d'être frappée d’appel. Le renvoi devant le tribunal serait donc illégal et prématuré. La chambre à trois juges s'est retirée pour réfléchir à la question. Autre problème : plusieurs avocats seront retenus par la prochaine cour d’assises qui débute en ce mois de septembre. Me Discepoli confie qu’il est inutile voire dangereux d'avoir organisé le procès des deux dossiers simultanément. Il s’agit en effet de deux bandes rivales. Les prévenus, assis face à face, se regardent en chiens de faience.

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