Publié le Mardi 8 Août 2017 à

Culture > Cinéma

Festival de Locarno: Vanessa paradis, amoureuse au bord du Lac Majeur

André CEUTERICK, au festival de Locarno

Conférence de presse traditionnelle, du moins en apparence, pour la présentation du film "Chien" de Samuel Benchetrit, qui était accompagné de Vanessa Paradis et Vincent Macaigne, deux des acteurs principaux, Bouli Lanners, le troisième larron était absent.

Pourtant contrairement aux usages plutôt sympas et bon enfant de ces « rencontres du midi », aucune photo n'était autorisée en salle, une restriction sans doute voulue par Vanessa Paradis, coutumière du fait, d'autant plus que tout le monde évoquait sa nouvelle idylle amoureuse avec le réalisateur, ce qui fut confirmé par des clichés « autorisés » quelque temps plus tard.

Le festival de Locarno tenait son événement « people ». La comédienne-chanteuse et l'écrivain- réalisateur s'étaient effectivement liés sur le tournage de « Chien », le dernier film de Benchetrit (« Asphalte », « J'ai toujours rêvé d'être un gangster »), l'un des auteurs les plus singuliers du cinéma français.

Une vie de chien

Benchetrit adapte ici son propre livre éponyme publié en 2015, qui raconte l'histoire d'un homme qui perd tout : sa femme, son logement, son travail. Il devient peu à peu étranger au monde qui l'entoure jusqu'à ce que le patron d'une animalerie le recueille. Humainement déchu, il glisse vers « une vie de chien ».

Samuel Benchetrit : "Jacques Blanchot sort du monde dans lequel il vit pour en découvrir un autre. C'est quelqu'un qui n'a aucun cynisme, aucune rancœur, qui perd toute ambition et se trouve privé de son humanité.

C'est aussi une parabole à connotation politique ?

« Oui, c'est une fable sur le monde actuel sous-tendue par une forme de fascisme latent lié à l'ultra matérialisation du monde. Cette histoire simple a quelque chose d'universel car elle identifie la position de l'être humain dans notre société, un thème où se mêlent l'humour, la mélancolie, la compassion, avec quelque chose d'irréel aussi puisque, absurde au premier degré, l' histoire de Jacques échappe à notre approche rationnelle de la réalité ».

Et les autres personnages ?

« Au début du film, sa femme le congédie en l'assimilant à une maladie épidermique, une excuse stupide parce qu'elle est incapable de lui dire simplement « je te quitte », alors qu'elle a déjà décidé de vivre autre chose ; quant à l'éleveur de chiens, c'est une sorte de tortionnaire qui vit dans un univers de domination, de soumission de violence mais qui a, dans les yeux, sa propre part d'humanité. Je ne porte pas de jugement sur ces personnages qui nous font peur sans doute parce qu'ils sont ce qu'on voudrait ne pas être. Et si Jacques était, lui, quand même un peu heureux de certains petits moments ? ».

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