Publié le Lundi 20 Mars 2017 à

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Traitée de "pouffiasse de présentatrice à l'allure de cagole", Audrey Crespo-Mara (TF1) porte plainte contre un maire français

Rédaction en ligne

La présentatrice de TF1 Audrey Crespo-Mara va porter plainte contre Thibault Estadieu, maire de La Salvetat-sur-Agout (Hérault), qui l’a insultée sur Facebook après une altercation en plateau entre la journaliste et Nicolas Dupont-Aignan, a indiqué son avocat Me Jean Ennochi.


Elle n’est autre que la femme de Thierry Ardisson

Photonews

Elle n’est autre que la femme de Thierry Ardisson

Samedi soir, la présentatrice des JT du week-end recevait le candidat de Debout La France. Furieux de ne pas avoir été invité au débat de lundi soir avec les cinq «grands» candidats à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a quitté le plateau après un échange tendu avec elle.

Sur sa page publique Facebook, Thibault Estadieu l’a traitée de «pouffiasse de présentatrice de TF1 à l’allure de cagole» (femme aux habits et au maquillage vulgaires dans le Midi, ndlr).

Selon Le Midi Libre, il avait également écrit dans des commentaires supplémentaires, supprimés depuis, qu’elle «n’a qu’à aller se prostituer ailleurs».

Audrey Crespo-Mara a porté plainte lundi soir devant le tribunal de grande instance de Paris pour injure publique envers un particulier, a indiqué l’avocat à l’AFP.

Pour ces propos insultants et misogynes, le maire divers droite risque 12.000 euros d’amende et une inscription sur son casier judiciaire.

Cette injure est considéré comme publique car elle a été écrite sur la partie ouverte à tous du compte Facebook de M. Estadieu. Ce ne serait pas le cas si elle n’avait été partagée qu’avec ses «amis» Facebook, comme l’a déjà déterminé la jurisprudence.

Ces propos ont été supprimés du compte de M. Estadieu lundi vers 18H00.

Lundi, TF1 a rétorqué qu’en quittant le plateau et en affirmant que «TF1 ne respecte pas le principe d’égalité des candidats», le candidat «ne respecte pas, lui, les décisions rendues par les deux autorités qui ont eu à examiner ses demandes, ce qui est d’autant plus étonnant de la part d’un élu».

Depuis que TF1 a décidé d’organiser un débat avec les 5 candidats les mieux placés dans les sondages, Nicolas Dupont-Aignan, a porté l’affaire devant le CSA et le Conseil d’Etat, qui l’ont débouté de ses demandes.

Le Conseil a jugé que l’organisation du débat relevait de la liberté éditoriale de TF1 et ne remettait pas en cause les règles du pluralisme dans la mesure où le principe d’équité était respecté par ailleurs.

Il faut environ un an en moyenne à la 17e chambre du TGI de Paris pour rendre ses décisions.

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