Publié le Lundi 25 Janvier 2016 à

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La noblesse Belge comme vous ne l'avez jamais vue!

Deborah Van Boterdael

Il s’appelle Rip Hopkins et est photographe. Né en 1972 en Angleterre, l’homme s’est rendu dans notre pays pour concrétiser un projet un peu fou mais auquel on a tout de suite accroché : faire poser notre noblesse dans des situations plus qu’insolites…

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Il s’appelle Rip Hopkins et est photographe. Né en 1972 en Angleterre, l’homme s’est rendu dans notre pays pour concrétiser un projet un peu fou mais auquel on a tout de suite accroché : faire poser notre noblesse dans des situations plus qu’insolites…

96 aristocrates ont accepté de jouer le jeu. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est plus que réussi ! Loin des clichés officiels qu’on a l’habitude de voir, c’est avec une pointe d’humour que les nobles s’affichent donc.

Parmi les photos les plus réussies, le comte Juan d’Oultremont que l’on voit avec une poupée gonflable à la main.

Quelques clichés plus loin, c’est la très classe princesse Isabella de Croÿ qui a accepté d’endosser le rôle de garagiste. C’est donc une roue à la main mais toujours très chiquement habillée qu’elle a accepté de poser pour le photographe. Le prince de Chimay prend, lui, la pose avec fierté sur un bout de bois, une tronçonneuse à la main.

Toujours dans les ‘clichés nature’, Axel de Woot de Trixhe de Jannée s’affiche dans un tracteur, une arme à la main, prêt sans doute à aller chasser le gibier.

Côté babybump maintenant, la comtesse Valériane de Borchgrave d’Altena a accepté de poser ventre nu, sur une fourrure, afin d’annoncer la bonne nouvelle. Autre moment de tendresse, Madame Florence de Moreau de Villegas de Saint-Pierre que l’on aperçoit sur son cheval blanc dans un intérieur luxueux.

Mais la photo qui aura retenu toute notre attention est sans nul doute celle du comte Laurent d’Ursel. Ce dernier n’a pas hésité à baisser le pantalon pour faire le buzz. «  J’ai été contacté par Rip Hopkins il y a quelques mois d’ici  », nous explique l’homme. «  Au départ, il voulait faire un simple livre sur la noblesse mais il s’est très vite rendu compte que les clichés allaient être ennuyeux  ».

Le photographe a alors une autre idée : faire poser des aristocrates qui ne rentrent pas dans le schéma classique. «  Il a alors eu mon contact et j’ai tout de suite été emballé par le projet  », se rappelle notre interlocuteur. «  Lors de la séance photo, je lui ai expliqué que j’avais un tatouage sur les fesses avec le premier article de la Constitution belge à savoir ‘La Belgique est un Etat fédéral qui se compose de Communautés et de Régions’. Et tout le reste est venu naturellement  ».

C’est donc de dos, sur une table de travail et avec un chat dans les mains que Laurent prend la pose. «  J’ai fait ce tatouage en 2009 lors d’une expo durant laquelle on démodait la Belgique  », se rappelle-t-il. «  À l’époque, on disait de Bush qu’il se torchait avec le droit international public. Du coup, moi, j’ai voulu montrer que je me torchais le cul avec la Constitution Belge  ».

Vous en voulez encore ? Il vous faudra faire vite ! Le livre, intitulé ‘Belgian Blue Blood’ n’a été publié qu’en 999 exemplaires pour un prix de 60 euros !

La noblesse en Belgique

Actuellement, ce ne sont pas moins de 25.000 nobles que l’on dénombre dans notre pays. Ceux-ci sont répartis en 1.100 familles et se partagent les titres de prince (10 familles), duc (5 familles), marquis (10 familles), comte (85 familles), vicomte (35 familles), baron (35 familles) et chevalier (120 familles).

Chaque année, une vingtaine de Belges rentrent dans ce ‘prestigieux’ classement, souvent parce qu’ils ont accompli des prestations exceptionnelles. C’est notamment le cas d’Eddy Merckx qui a été nommé baron en 1997.

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